Festival des Jeux de Cannes 2016, 30ième édition : le reportage !


BANNIERE JEUX 2016(001)

Pour la première fois, je me rends au festival de Cannes en famille alors que mon épouse et mes enfants ne sont pas très joueurs, mise à part mon fils (13 ans) accro des jeux vidéos sur PC et console. Conséquence : pas de soirée off cette année. Ils ont joué le jeu en découvrant le salon le vendredi, une seule journée, faut pas pousser !

P1090592_800p600J’y suis donc retourné en solitaire le samedi, un jeu solo sympa mais beaucoup moins plaisant qu’à plusieurs, même si les rencontres ont été nombreuses !

Les nominés pour l’As d’Or

nominésLes nominés dans la catégorie As d’Or-Jeu de l’Année :
Mafia de Cuba
Mysterium
Qui paire gagne

Les nominés dans la catégorie As d’Or-Jeu de l’Année « Enfant » :
Animal Mystère
Le jeu aux mille titres
Maître Renard

Les nominés dans la catégorie As d’Or-Jeu de l’Année « Expert » :
7 wonders Duel
Pandemic Legacy
T.I.M.E Stories

Les gagnants As d’Or

P1090602_800p600La liste des gagnants n’est pas une grosse surprise :

mysterium boiteDans la catégorie de l’As d’Or jeu de l’année : Mysterium. La concurrence était faible devant le plébiscite du public de Mysterium qui cartonne en convainquant le plus grand nombre de joueurs  néophytes, occasionnels ou plus experts. Cela ne signifie pas que Mafia de Cuba et Qui Paire Gagne sont des jeux moins intéressants, loin de là car ils ont aussi très bonne presse. Le choix du jury est donc tout à fait logique.

Dans la catégorie de l’As d’Or jeu de l’année « Enfant » : Maître Renard. Une sacrée récompense pour le premier jeu de Frédéric Vuagnat qui se fait ainsi une place d’honneur dans le paysage ludique des auteurs français. Il s’agit d’un jeu de recherche au toucher de meeples animaux les yeux fermés puisque derrière de beaux masques.

exeboxeclaté.inddPandemic Legacy FilosofiaPour la catégorie de l’As d’Or jeu de l’année « Expert » : les 3 jeux nominés sont bien différents les uns des autres en procurant des expériences ludiques originales.

C’est Pandemic Legacy qui l’emporte. Il faut dire que les internautes ont rapidement hissé le jeu comme n°1 du classement sur BGG, ce n’est pas rien !

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Premier contact : atterrissage sur la planète jeux

Mon premier contact au festival des Jeux de Cannes s’est passé le vendredi matin ensoleillé par la case accueil exposants/presse afin de récupérer le Saint-Graal, à savoir un badge presse qui m’a permis d’accéder plus tôt au festival et aux espaces spécialisés, sans avoir à subir l’attente de la méga queue à l’entrée (j’y reviendrai plus tard dans le bilan en fin d’article)

Je me suis un peu perdu dans les couloirs du Palais des Festivals pour me trouver de l’autre côté du miroir, pile poil face à l’entrée principale. J’ai décidé alors de commencer le festival par aller faire un tour à l’espace professionnel à l’étage où sont présentés les avant-premières 2016 des jeux des exposants, pour la plupart présents sur le salon, ainsi que les jeux nominés et primés au label As d’Or.

P1090595_800p600En voici le résultat via une galerie de photos, vous reconnaitrez la plupart des jeux fer de lance du moment ou à venir des différents éditeurs (un ajout des futurs jeux de Iello est présent à la fin de la galerie photo).

Deuxième étape : exploration de la planète jeux

Les allées sont alors plutôt tranquilles en cette première matinée réservée aux exposants et heureux détenteur de badges qui peuvent ainsi squatter les premières tables. Les stands finissent de se mettre en place, le calme avant la tempête : une invasion humaine de joueurs et joueuses affamé(e)s avides de nouveautés mais pas que puisque beaucoup de familles avec enfants et ados font partie de la « horde » !

Dice Forge bannièreDice Forge chez Libellud

P1090683_800p600Je retrouve Cyril (Atom) qui désire essayer Dice Forge sur le stand de Libellud, une proposition qui m’enchante car je voulais le tester. Nous découvrons le prototype plutôt avancé au vu des belles illustrations de Biboun alors que l’auteur du jeu, Régis Bonnessée n’est pas très loin.

Un animateur nous explique les règles et nous entamons une partie à 4 joueurs, un couple sympathique (Annie et Alexandre) nous ayant rejoints.

Dice Forge est un jeu de développement mêlant cartes et dés dans un univers médiéval fantastique / antiquité gentillet qui n’est pas sans rappeler celui de Seasons, un thème très à la mode car proche d’autres jeux en cours de sortie, Via Nebula et Lutèce en tête.

P1090684_800p600La grande innovation du jeu est la possibilité d’achat de face de dés que l’on peut ainsi améliorer, histoire de récupérer plus de gemmes, énergies ou sous, voir un panachage avec des points de victoire.

Les dés sont pour l’instant issus de gros dés Légo pas très pratiques à faire rouler ni pour changer leurs faces, même avec le petit jeton permettant de déclipser la face, cette opération prend un peu de temps. L’éditeur a déjà réfléchi sur la conception de dés plus adaptés où un compromis pas évident doit être trouvé entre taille et design pour obtenir des dés pratiques originaux aux faces amovibles et encore dotés d’une bonne lisibilité.

P1090687_800p600Chaque joueur contrôle un plateau personnel ajouré dans lequel des cubes marqueront le niveau courant de ressource sur différentes échelles : les sous, les gemmes rouges et les énergies (éclair bleu). Une piste est également disponible pour représenter les PV.

Le tour de jeu est simple : le joueur actif lance ses 2 dés 6 tout comme les autres joueurs qui font tous monter leurs curseurs en fonction du résultat de leurs dés. Puis le joueur actif doit effectuer une action parmi acheter des cartes ou des faces de dé en payant dans les 2 cas leur cout en gemme, énergie ou pièces selon l’emplacement de l’élément choisi. Le joueur actif peut aussi bénéficier d’une action supplémentaire en dépensant 2 énergies.

P1090685_800p600Les cartes sont de différents types (bonus PV, extension de curseur, bonus de début de tour, multiplicateur x3 de face de dé…) et peuvent être lucratives si elles se combinent bien. Elles sont en plusieurs exemplaires si bien qu’éjecter un joueur présent sur l’emplacement lui permet d’obtenir une petite compensation : lancer une fois ses 2 dés et récupérer les ressources.

Mon Avis : Le jeu est plutôt léger, le matériel abouti et déjà bien illustré pour un prototype. Le thème est malheureusement vite oublié au fil de la partie. Malgré la petite innovation des faces de dés amovibles, il ne révolutionne pas le genre : chacun fait sa cuisine à combo en espérant finir devant les autres en combinant ressources et en faisant preuve d’opportunisme pour le choix des cartes ou faces de dés lucratives en PV.

P1090689_800p600Le jeu n’a rien d’exceptionnel mais il m’a plu car demeure très plaisant à jouer de par sa fluidité, le fait que tout le monde joue pendant tour du joueur actif (une pratique très utilisée ces derniers temps : Valeria, Minivilles, …) et sa rapidité (durée de partie environ 40 minutes). Ensuite, même en changeant les faces de dé, le jeu est basé sur du lancer de dés et tout l’aléatoire qui va avec engendre naturellement un manque de contrôle. L’interaction est plutôt faible si ce n’est l’effet course aux différents éléments à l’étalage (faces de dé et cartes).

L’éditeur nous a demandé nos retours en vue d’améliorer le prototype car apparemment la version finale du jeu ne sortirait pas avant 2017 ! On a également rempli une feuille en indiquant un niveau de curseur reflétant notre envie d’y rejouer : je l’ai noté à environ 7/10.


Thunder & Lightning chez Filosofia

P1090700_800p600On enchaîne avec Atom sur le stand de Filosofia avec Thunder & Lightning, un jeu de cartes symétrique d’affrontement à 2 dans un univers viking très à la mode en cette année 2016.

Le principe est simple : les 2 joueurs choisissent en début de partie 3 cartes de sa main que l’on dispose face cachée en 3 colonnes les unes en face des autres. Le nombre de colonne avec au moins une carte définit le nombre d’actions disponibles réalisées toutes d’affilée à son tour, donc 3 par joueur en début de partie.

P1090702_800p600Les actions consistent à révéler une carte adverse engageant immédiatement le combat avec la carte lui faisant face ou bien piocher. Le gagnant est celui parvenant à détruire toutes les cartes du camp ennemi ou bien en réussissant à obtenir un objet magique.

Mon avis :

Les illustrations des cartes sont magnifiques et donnent vraiment envie de s’investir dans le jeu. Les mécanismes sont simples, les pouvoirs des cartes variées et le tour dynamique, mais un peu trop sur notre partie car je suis premier joueur et parviens à éliminer 2 cartes de mon adversaire qui est d’entrée de jeu impacté avec une seule action pour riposter.

P1090705_800p600La partie s’achève au tour suivant sur une victoire express : difficile donc de se faire une idée précise de la qualité du jeu avec ce déséquilibre d’entrée de jeu.


Patchwork chez FunForge

P1090741_800p600Ce jeu à 2 me faisait de l’œil depuis un moment et je suis content de l’avoir enfin essayé. Le jeu est simple et efficace : il faut confectionner son patchwork en choisissant judicieusement les morceaux de tissu sachant que les points de victoire et la monnaie du jeu sont représentés par les boutons bleus.

On a l’impression de réaliser un tetris en tentant d’être le premier à réussir le carré parfait de 7×7 synonyme d’un gros bonus.

P1090744_800p600Le joueur en retard sur la piste effectue son action (avancer pour prendre des boutons ou prendre un morceau de tissu parmi 3 disponibles), un peu comme à Tokaido.

P1090745_800p600On a souvent rattrapé son adversaire en se positionnant sur son jeton afin de gagner de précieux boutons pour pouvoir acheter la tuile tissu désirée. La piste de progression de nos jetons n’est pas des plus pratiques et on failli rater une boucle. La fin de jeu est très tactique tout comme le jeu. Une bonne expérience ludique dans un thème rafraîchissant ,mais pas transcendante non plus.


Timeline Cannes & Cinéma

TIMELINE_Cannes_BoxTopOn ne compte plus les boites au format carré métallique de Timeline qui a connu un beau succès depuis le premier de la série et décliné dans tous les thèmes. Le festival propose une version « Cannes et cinéma » inédite que nous jouons en famille : il s’avère plus difficile que prévu avec des films d’auteur pas toujours très connus.

TL CannesLa recette familiale marche quand-même bien même si ce fut trop dur pour les enfants. On améliore donc sa culture cinématographique tout en jouant et le jeu a le mérite d’avoir plu à mon épouse !

Seul hic : après plusieurs parties, on connaît les cartes des films et les dates correspondantes, cette « nouvelle » culture rend le jeu moins intéressant.


Les châteaux de Bourgogne jeu de cartes chez Ravensburger

Fan du jeu de base (l’un deP1090817_800p600s jeux que j’ai le plus pratiqué de ma ludo, sans compter les nombreuses parties en ligne sur le site Boite à Jeux), la news de Shanouillette sur Ludovox fin Janvier annonçant cette nouvelle version en jeu de cartes avait titillé ma curiosité !

C’est donc avec joie et excitation que je repère le jeu sur le stand de Ravensburger et m’installe pour une partie à 3 joueurs avec un couple.

P1090830_800p600La première chose frappante est le format réduit de la boite de jeu qui accueille les cartes au format petite taille et la règle en version mini. Côté graphismes, l’éditeur ne s’est pas foulé en reprenant exactement le même dessin sur la boite et la plupart des illustrations des cartes. Ils ont même conservé les erreurs géographiques genre les châteaux de Bourgogne dans le Val de Loire ! Pas très inspiré, l’éditeur, sur le coup ou alors il s’en moque royalement.

P1090832_800p600Le but du jeu est d’obtenir le plus de PV à la fin de la partie (très original) et on en gagne surtout en réalisant des triplés de cartes de même type, en étant le premier à y parvenir pour obtenir le bonus associé, en vendant des marchandises et en réalisant une collection d’animaux différents (au nombre de 4 types). Quelques autres moyens d’empocher des points subsistent comme obtenir en premier un exemplaire complet des sept types de cartes du jeu de couleur différente (1 bâtiment, 1 animal, un château, 1 mine, …).

En début de manche, une mise en place a lieu en fonction du nombre de joueurs en disposant des cartes à l’étalage à côté de cartes dé numérotés de 1 à 6 et chaque joueur reçoit 6 cartes : on en pioche 2 puis en choisit une qui est défaussée et avec laquelle on peut faire une action représentée par sa valeur de dé : vendre une marchandise pour récupérer une carte pépite, prendre une carte de l’étalage de la valeur du dé de la carte défaussée et la mettre dans notre zone tampon limitée à 3 cartes (restriction non tenue par l’un des joueurs qui avaient 6 cartes avant que j’en aperçoive !) , activer une carte en la faisant passer de notre zone tampon à notre domaine.

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Comme dans le jeu de base, chaque bâtiment / carte a un pouvoir spécifique qui se déclenche lorsque la carte rejoint notre domaine : le bateau permet de prendre une marchandise, la pension de famille des ouvriers, la ferme de prendre une carte animal visible du dessus d’une des 2 piles, la mine de récupérer une pépite… on n’est pas vraiment dépaysé.

P1090834_800p600On peut aussi dépenser des cartes ouvrier (dont la possession est limitée à 2) pour augmenter la valeur du carte-dé et dépenser 3 pépites pour gagner une action supplémentaire à son tour (et non plus aller au marché noir). L’action par défaut est de défausser la carte pour compléter son domaine à 2 cartes ouvrier.

A la fin de son tour, on re-pioche une carte et le joueur voisin réalise son action, etc… jusqu’à épuisement des 6 cartes. Une nouvelle manche débute avec changement de 1er joueur.

P1090818_800p600Dès qu’un joueur parvient à réaliser un triplé dans son domaine, il choit immédiatement un bonus inscrit sur la carte manche en cours (les 5 manches sont nommées de A à E), les bonus étant de moins en moins lucratifs au fil de la partie. Il s’agit un bon moyen de d’obtenir par exemple la troisième pépite manquante pour déclencher une action supplémentaire.

Parmi les nouveautés, le cloître (carte de couleur violette) fait son apparition (cet élément est intégré dans le jeu de base seulement dans une mini- extension variante récente sur des nouveaux plateaux domaine) et représente une carte couleur joker : bien utile pour compléter une paire pour passer à un triplé et gagner les PV associés + le bonus de la carte manche en cours.

 Mon avis :

Les sensations ludiques sont assez proches de celles du jeu de base avec un effet course sur les objectifs, une concurrence acharnée pour réussir à choper les bonnes cartes et la recherche de l’optimisation. Le tout s’exécute en accéléré car une partie est bien plus rapide. En effet, même si le nombre de manches est identique (5); le nombre total d’actions est plus faible : 30 (+ environ 4 bonus) au lieu des 50 du jeu de plateau.

De plus, jouer avec des cartes conditionnées par des faces de dés sans en lancer un seul procure un sentiment un peu étrange, comme s’il manquait quelque chose.

P1090826_800p600Les pépites sont très importantes pour bénéficier d’actions bonus et surveiller le jeu de ses adversaires est primordial pour la course aux cartes bonus.

Le jeu est tout de même plus léger et moins palpitant que le jeu de plateau car les restrictions de mise en place des tuiles dans son domaine ont totalement disparu, enlevant une sacré base de renouvellement, d’intérêt et de profondeur au jeu.

P1090825_800p600Les points forts du jeu sont au final sa mise en place (beaucoup moins fastidieuse que son aîné), son « boitage » de petite taille le rendant facilement transportable, son défi qui reste tout de même encore captivant et son prix très abordable, annoncé dans les 14 Euros. De là à le pratiquer autant que son grand frère, j’y crois pas une seconde !


Lutèce chez Superlude

P1090847_800p600Le stand de Superlude grouillait de joueurs et j’arrive in extrémis à m’insérer dans une partie, exploit que je ne parviendrai pas à réitérer pour le jeu Archimage que je voulais essayer sur ce même stand.

Je découvre ce jeu en étant attiré par les belles cartes colorées et le stand bien décoré de Superlude. Je n’en attendais pas grand-chose et c’est au final plutôt une bonne surprise.

Il s’agit d’un jeu de cartes à combo de Nicola Sato (Kenjin), représentant des bâtiments que l’on va construire et des personnages que l’on va recruter pour animer la belle ville de Lutèce. Comme le nom l’indique, ce développement va se dérouler au Moyen-Age et nous ne sommes pas seuls à bâtir et peupler les quartiers de la cité, nos concurrents directes vont tenter de nous chiper les bonnes cartes.

P1090850_800p600La petite astuce mécanique consiste à un choix simultané face caché de 2 cartes parmi 8 dans 2 lignes de 4 cartes visibles. Une espèce d’enchère, non pas poing fermé mais jeton retourné. On peut donner des pots–de-vin en mettant des pièces supplémentaires sur le jeton caché afin d’avoir plus de chance de remporter une carte qui aurait été aussi convoité par un autre joueur (qui repart avec une pièce en compensation, effet compensatoire aussi activé si une égalité survient).

P1090856_800p600Cette phase de révélation des jetons est très marrante et fait bien couiner, me rappelant le méconnu Coup Royal de Chvatil.

Différentes combinaisons sont proposées pour marquer des points avec des cartes joliment illustrées par Biboun (encore lui et dont le style devient reconnaissable !), chaque joueur tentant de développer sa stratégie en se concentrant sur un type de carte.

P1090852_800p600Ne nous méprenons pas, Lutèce est un jeu léger, rapide et il ne faut pas trop lui en demander en enchaînant moult parties. Mais il permet de partager un agréable moment ludique, sans prise de tête, comme ce fut le cas avec mes adversaires du jour : une famille de 3 joueurs bien sympathiques. Il s’adresse à un large public dans une édition de qualité correcte et son prix abordable (environ 20 Euros) devrait lui garantir un succès honorable.


New-York 1901 chez Blue Orange

newyork1901Une partie à 4 joueurs sur le stand de Blue Orange qui proposait plusieurs tables de ce jeu.

Après les explications de l’animateur, nous nous lançons dans une partie qui s’avèrera décevante.

En effet, je n’ai pris aucun plaisir à découvrir le jeu dont le plateau peu lisible m’a gêné (ou alors j’avais les yeux de travers à cause de la fatigue).

P1090869_800p600Le matériel est pourtant sympa, notamment l’architecture des buildings, mais je n’ai pas aimé ce système de réservation de terrain qui m’a semblé artificiel et juste un décalage dans le temps des actions des uns et des autres, apportant de la complexité de façon insidieuse et inutile.

P1090873_800p600Le point positif semble le renouvellement du jeu avec les objectifs de début de partie changeant mais j’ai trouvé la partie très insipide. Bref, je n’ai pas du tout accroché alors que le jeu a su trouver son public depuis sa sortie.


Haru Ichiban

P1090892_800p600Je n’avais pas du tout prévu de jouer à ce jeu mais sous l’impulsion d’un ami (Virgile) désirant se préparer au tournoi, je me laisse convaincre pour essayer ce petit jeu à 2.

Il faut dire que le petit plateau tout mignon et zen représentant l’étang d’un jardin japonais est plutôt attirant.

J’apprends ensuite que l’auteur du jeu n’est autre qu’un certain Bruno Cathala… tiens tiens…

P1090894_800p600Les règles sont simplistes et on a parfois l’impression de rejouer au puissance 4 de notre enfance mais rethèmatisé.

On se prend au jeu après quelques manches et nos petits et grands jardiniers sont à pied d’œuvre pour tenter de remporter le duel.

Un petit jeu léger et abstrait, tout mignon tout sympa.


Bilan

Le bilan global est positif, l’ambiance toujours sympa mais crevant car bruyant, allées et tables bondées, piétinement en règle : le festival devient un peu victime de son succès et passé 16h, trop de monde, presque impossible de jouer, alors on flâne, on tourne, on fait le pied de grue devant une table (peu de réservation bien que j’en ai vu sur Sea of Clouds chez Iello), on fait des rencontres, on discute…et au final on joue peu.

Côté organisation, après la polémique pré-festival concernant l’affiche , un couac est à déplorer au niveau des consignes des vigiles à jeter nourriture et boisson (ou bouchon retiré), sans compter que les bars à l’intérieur ont ainsi été rapidement dévalisés sans pouvoir répondre à la demande des visiteurs affamés. Après les plaintes sur la nouvelle application mise en place par le festival (une bonne idée), l’organisation a rectifié le tir mais seulement le dimanche. Le plan Vigipirate n’a pas aidé à accélérer les entrées : la longueur de la queue, devenue désorganisée à son bout, a engendré une attente plus que pénible sous les intempéries du samedi et dimanche. Pour le reste, c’est une grande réussite alors qu’accueillir 150 000 visiteurs (et peut-être encore plus cette année) n’est pas une mince affaire sans oublier que l’évènement est gratuit (ce qui n’est pas le cas d’Essen).

P1090593_800p600J’ai trouvé le salon encore plus familial que les autres années, effaçant de façon superficielle tous les gros geek…et cela parlait parfois étranger dans les allées (italien, anglais). Le public est très éclectique et c’est une des grandes forces du festival. On dirait bien que les jeux de société modernes se démocratisent de plus en plus.

Pas vraiment de coups de cœur cette année mais mes 3 découvertes préférées ont été dans l’ordre : Dice Forge, Les châteaux de Bourgogne jeu de cartes et Lutèce.

Voici la liste des jeux auxquels j’aurais aimé jouer : Meeple War, Haleakala, Vikings Gone wild (a l’air tres bon), Mombasa, Fourberies, Outlive, Archimage, Legends, Amun-Re, Captain Sonar, Sol, Sea of Clouds, Viticulture, Taverna et certainement plein d’autres à côté desquels je suis passé à côté !

J’ai remarqué que les stands de mes éditeurs préférés encore plus étriqués que d’habitude sauf vers les emplacements des allées d’Atalia et Argentum Verlag où c’était plus grand et plus calme ! Par exemple, le stand de Pearl Games était ridiculement minuscule alors que leurs jeux sont excellents ! Après, il est vrai que c’est une petite boîte d’édition et le cout de participation doit être plus difficile à supporter que pour les gros éditeurs.

Les allées 16 & 17 étaient plutôt attractive en regorgeant d’éditeurs que j’apprécie avec Pearl Games, Super Meeple, FunGorge, Helvetia Games, Geek Attitude Games.

GAGLes jeux des stands Iello, Matagot , Bombyx, Superlude, Space Cowboys étaient bien prisés formant un premier épicentre important. Le deuxième point d’intérêt était plutôt bien assuré, légèrement plus calme et plus spacieux avec : Filosofia (plusieurs live de Pandémie), Ravensbuger et Repos Prod qui avait mis le paquet sur 7W duel avec de nombreuses tables et un gros stand live Doctor Panic.

Doctor PanicJ’ai trouvé Gigamic un peu plus en retrait mais cet éditeur a le mérite de présenter le mélange d’une gamme de jeux expert (2 tables de Mombasa) et d’autres jeux plus familiaux.

L’inévitable Asmodée occupait une grande place d’un côté avec les party game tandis que de l’autre Edge se défendait bien avec des tables figurines intéressantes (Blood Rage, Rum & Bones, Zombicide black plague...)

Morning Players présentait beaucoup de tables de Between 2 cities mais aussi plusieurs tables de gros jeux : 3 tables pour Viticulture (essentieal Edition), Euphoria , Hope, V-Commandos, Kumo Hogosha, Museum et un autre jeu proto : Polders.

Au niveau du stand le mieux décoré, la palme revient à Sherlock Holmes ou une ambiance de type manoir anglais a été brillamment reconstituée autour du jeu d’enquête Watson & Sherlock. Mêmes ingrédients et même réussite pour le stand Mysterium mais moins surprenant car un « remake » de l’an passé. Un Mafia de Cuba géant semblait aussi très fun.

P1090883_800p600Plusieurs éditeurs ont organisé des soirées plus ou moins privées cette année en offrant des ‘pass’ au plus chanceux : Asmodée  et bien-sûr la plupart ont proposé des séances de dédicaces avec les auteurs et illustrateurs autour de leurs jeux en vogue, des prototypes plus ou moins avancés, ainsi que quelques tournois (Splendor, 7Wonders, 7W Duel, Pandémie, Loony Quest, Carcassone, Dawak, Yohoho, Demoniak).P1090844_800p600La grande zone enfants a également connu un grand succès chez parents et bambins, tout comme l’emplacement surélevé de Ludocortex où la pause ludique fut régénératrice. Pas mal d’équipes de joyeux lurons ont participé à la chasse au trésor à travers le salon, mis en place par l’organisation.

Le coin des jeux vidéos (squatté par mon fils) semble de moins en moins présent au fil des années, avec moins d’animations malgré quelques trucs sympas comme la course auto à plusieurs. Il semble que cette partie occupe aussi moins de place, se faisant grignoter par la partie jeux de société en pleine expansion.

Quadropolis stand DoW FIJ Cannes 2016Coté buzz , j’ai l’impression que immanquable Quadropolis marchait super bien avec plein de tables (x8) qui n’ont pas désempli du week-end chez Days of Wonder, idem pour Fourberies chez Bombyx ou Via Nebula chez les Space Cowboys mais comme c’était un peu la folie et blindé partout, il est difficile de présager des gros coups de cœur des visiteurs. Installer un baromètre équitable où chacun voterait pour ses 3 coups de cœur du festival ne serait d’ailleurs pas une mauvaise idée.

A noter aussi le petit stand de La boite de Jeu qui présentait le prototype de Outlive sur 2 tables, futur jeu de gestion/survie qui sera financé via Kickstarter (campagne prévue au printemps 2016) : il a attiré beaucoup de curieux (dont votre serviteur mais pas eu la chance d’y jouer).

P1090837_800p600Au niveau « cosplay », j’ai constaté qu’il y en avait peu : j’ai bien croisé quelques énergumènes déguisés mais ils se faisaient rares.

CosplayCoté achat : 0 si ce n’est un D8 (deviendrai-je pingre ?) et un jeu enfant, L’arbre des 4 saisons, cadeau d’anniversaire pour mon neveu de 3 ans. J’ai failli craquer pour le jeu Archeologia (on a bien déliré avec les ardéchois) mais 2 amis l’avaient déjà pris chacun ! J’ai même réussi à résister aux hautes piles de jeux déstockés chez Ludikbazar (dont certains hits mais déjà anciens comme Yspahan) alors que Arctic Scavenger à 10 Euros me faisait de l’œil grave ! Les prix bas contrastent avec ceux bien plus élevés des jeux récents proposés aussi sur le stand et cette grande différence laisse songeur.

Ludikbazar Cannes déstockageDans la zone de simulation se trouvaient deux emplacements pou vivre une aventure en équipe de type « Escape Room », phénomène qui se développe de plus en plus dans toutes les villes : Lockout proposait un univers « Sherlocked » tandis que Matagot accueillait une « challenge room » sur le thème du jeu Room 25.

Au niveau couverture médiatique, 2 équipes reporters de Ludovox sillonnaient les allées et les salons privés des éditeurs tandis que Tric Trac profitait de son spacieux stand-studio. L’équipe de JedisJeux était également présente et j’ai eu la chance de faire connaissance de certains de ses membres par hasard, en partagent ma table pendant la pause du déjeuner du vendredi : bien cool.

Beaucoup d’autres blogueurs et reporters ludiques plus anonymes se fondaient dans la masse des passionné(e)s et des visiteurs curieux nombreux. A noter aussi la présence du stand Plato-Sit-Down, l’un des seuls magazines presse papier sur les jeux de société résistant à la vague internet (avec Ravages qui est plus spécialisé sur les jeux de figurines).

Tout faire tout voir est impossible, c’est pourquoi parcourir le compte-rendu et reportage d’autres participants sur le festival est très instructif et permet de découvrir les jeux et animations que l’on a manqués :

Trêve de bavardages, place maintenant au reportage photo, axé sur les jeux présents sur les différents stands pour vous donner un petit aperçu des jeux présents.


Voilà Cannes 2016, c’est fini : à l’année prochaine pour Cannes 2017 !

Cannes 2016 Ludo Labo

Et vous, vous l’avez vécu comment le FIJ de Cannes 2016 ?

À bientôt pour de nouvelles aventures ludiques !

Zuton

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