The Pursuit of Happiness : les points de joie ne font pas le bonheur !


the-pursuit-of-happinessLa première fois que j’ai entendu parler de « The Pursuit of Happiness« , je me suis dit : « bof, un jeu sur la vie réelle, les aléas de la vie quotidienne étant déjà suffisamment nombreux, pourquoi les revivre en jeu de société alors que je recherche plutôt à travers le jeu des expériences imaginaires ». Puis je me suis intéressé de plus près au jeu en me demandant si refaire sa vie à travers un jeu ne serait pas carrément fun !

Et la réponse est tombée après ma première et seule partie à ce jour : oh oui, que ce fut cool de s’inventer des rôles, participer à des projets personnels et communs, acheter des objets luxueux ou utiles, s’accoquiner d’une épouse à la fois délurée et exigeante (cela existe ? ) tout en décrochant un job stimulant. L’immersion complète dans une vie nouvelle et un autre personnage fut très dépaysant !

pic2667617_lgCoté thème, le jeu traduit bien le cycle de la vie, de la vie étudiante à la vieillesse, avec son stress, son humeur et ses nombreuses possibilités, le tout dans une ambiance très fun. Le jeu est plaisant de par son thème rafraîchissant et original alors que le matériel est classique. En effet, il ne casse pas des barres, les illustrations sont sommaires et le plateau utilisé seulement en présentoir de cartes. Il s’agit en effet d’un jeu de cartes caché dans un jeu de plateau.

 

p1040197_600p450

En revanche, coté mécanismes, c’est du très grand classique et le jeu n’a rien de révolutionnaire, il pourrait même décevoir les aficionados de jeux de gestion car c’est assez épuré. La course aux points de victoire joie est en réalité très futile devant le grand amusement engendré et c’est pourquoi je le déconseillerais avec des joueurs calculateurs pointilleux recherchant à engranger le moindre point de joie : dans The Pursuit of Happiness, on tente avant tout à se créer des situations que l’on ne peut pas s’offrir dans la vie réelle, une grande liberté de choix se présente à nous et dans ce jeu, les points de joie ne font finalement pas le bonheur !

 

p1040207_600p450Un jeu dans lequel tu fais ta vie comme il te plait, sans contraintes si ce n’est avoir quand-même un peu les moyens financiers et certaines capacités intellectuelles telles que la créativité, la connaissance et l’influence. On passe vraiment un bon moment en essayant d’optimiser ses ressources ou pas, car on peut laisser libre cours à ses envies et au diable les points de joie ! C’est le cas dans la plupart des jeux que je pratique car je privilégie le plaisir de jouer plutôt que celui de gagner, ce penchant personnel « bisounours » colle parfaitement à l’esprit du jeu et ce constat n’est pas étranger à la hauteur de mon appréciation du jeu !

 

p1040190_600p450

Je commence par aller à la pêche, collectionner les poupées et bosser en tant que biologiste…

 

J’ai donc adoré cette partie à 4 joueurs de Pursuit of Happiness, sans compter que ma fille (17 ans) a pour une fois bien voulu se joindre à nous : je lui avais vendu un jeu type « Sims » pour l’attirer et elle a bien aimé aussi !

Bon, pour la petite histoire de la partie, j’ai commencé par aller à la pêche, j’ai perdu mon job de biologiste (que je rêvais dans la réalité de faire en ayant été recalé à la fin de ma vraie vie de lycéen) mais je suis parvenu à me recycler en tant que scénariste puis concepteur artistique (désir professionnel inavoué ?)! J’ai achevé plusieurs projets intéressants dont la création d’un club de foot (ma toute première passion), d’un gang de motard avec une collectionnite aiguë pour certains objets : celle des « boardgames » (cela me rappelle beaucoup d’entre vous…) , de BD et de poupées de porcelaine (un peu moins justifiable et enviable celle là !) … enfin j’ai pu entrevoir le bonheur amoureux d’une rencontre très tardive à un âge mûr, relation qui demande de l’investissement personnel (fini les parties de pêche et les JS !) et qui fut ainsi non consommée par manque de temps (et de viagra)… À la fin j’ai passé logiquement l’arme à gauche tout comme mes compagnons de vie ludique (le plus tard possible dans la vie réelle SVP)…la vie quoi…

p1040202_600p450

Elle est pas belle mon équipe de foot ?

Les scores finaux sont serrés et refaire le film de l’existence de chacun des joueurs en fin de partie occasionne bien des fous-rires. L’interaction se limite à l’effet course sur les cartes et l’aspect coopératif des projets communs, une bonne trouvaille du jeu. Attention, le thème est léger, les mécanismes épurés et ce n’est pas le jeu de l’année non plus, mais il s’agit pour moi d’un vrai coup de cœur personnel !
p1040205_600p450

Voici le fil de ma vie…je sais pas si j’ai trouvé le bonheur mais je me suis bien amusé !

Décidément, après la saga Among The stars, la bonne découverte de Dice City, le futur Field of Green, l’intriguant Project Elite, je deviens fan de l’éditeur grec Artipia Games !


The Pursuit of Happiness, un jeu de Adrian Abela, David Chircop, illustré par Panayiotis Lyris

Edité chez Artipia Games et Stronghold Games.

La seconde édition du jeu (VO) est en cours de ré-impression et devrait être disponible pour Essen 2016. La compréhension de l’anglais est facile.

banniere-tpoh

Publicités

3 réflexions sur “The Pursuit of Happiness : les points de joie ne font pas le bonheur !

  1. Ah! Je cherchais des avis éclairés sur celui-ci, merci donc pour cet article! J’aime beaucoup la série des jeux Among the stars et me penche donc sur celui-ci avec intérêt. Seul obstacle: Beaucoup de mes ludovores sont anglophiles.

    • De rien et merci pour ton commentaire !
      Je suis également fan de la série Among The Stars où il y a pas mal de textes sur les cartes. Un copain m’a demandé de lui prêter le jeu et compte franciser toutes les cartes (y’a du boulot !). Je te tiendrai au courant si cela t’intéresse.
      Pour The Pursuit of Happiness, l’anglais est simple et j’ai oublié de préciser dans l’article qu’on avait joué avec l’ajout des cartes exclusives du KS qui fait apparaitre les animaux (‘Pets’), des événements et des objectifs de début de partie de type tendance.
      Mon avis est très enthousiaste alors que le jeu n’a pas séduit certains autres joueurs, donc je te conseille de l’essayer avant acquisition. Pour ma part je l’ai commandé en même temps que le KS de Field of Green, en rajoutant aussi Dice City… et j’ai commandé les cartes KS de Pursuit pour Essen (ou un ami me les récupère) : je deviens « Artipia Games » dépendant…

  2. Pingback: Tops et Flops Perso Jeux de Société 2016 | LUDO-LABO

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s