GAGE 2017 : le reportage !


GAGE 2017 : encore un nouvel acronyme de plus (pour Grenoble-Autumn-Game-Event) pour définir un week-end ludique dans un gîte entre une quinzaines de joueurs et joueuses passionné(e)s de la région grenobloise.

Et il tombe à pic puisque il est organisé par nos 2 géos duo de choc (Virge et Anne-Claire) quelques semaines après le salon d’Essen, l’occasion de découvrir quelques nouveautés mais aussi de passer des bons moments de détente conviviaux tout en rencontrant de nouveaux joueurs. Si voulez en savoir plus sur ce méga salon Essen 2017, je vous invite à lire les nombreux articles qui ont couvert l’événement comme les reportages Vox on the road sur Ludovox, le compte-rendu de BdmL ou encore les tops et les flops de Gus and Co.

Comme l’an passé, Damien alias M3th est l’invité du week-end et il ne vient pas de si loin, moins en tout cas que Wraith75 qui nous a fait faux bond cette fois-ci, le pauvre, il a cramé ses crédits (temps de sortie et sous) à Essen…

La bonne surprise du week-end est venue d’Azul : un jeu léger abstrait très sympa, simple mais pas simpliste.

Niveau découverte, Altiplano m’a bien plu aussi malgré une partie mouvementée et poussive…

Côté déception, Noria avec sa mystérieuse roue d’action ne m’a pas du tout convaincu alors que des valeurs sûrs ont été pratiqués comme Clank!

Notre aventure dans Gloomhaven fut aussi très épique et bien sympa : on a su rigoler de notre malchance (n’est-ce pas Victor ?)  !

Valletta

Nous sommes les premiers arrivés sur place avec Chris et nous entamons nos joutes ludiques par un duel sur Valletta, un jeu de carte mêlant deck-building et placement pour construire la ville de La Valette, capitale de l’ile de Malte.

Le principe est simple, on joue les cartes de notre main qui sont de différentes natures : des collecteurs de ressources (Or, Pierre, Bois, Brique), un bâtisseur pour  construire et occuper un bâtiment afin de récupérer dans notre main la carte personnage associée, Jean Parisot  de la Valette octroie une ressource cachée (pion tonneau) en progressant sur la route et permet d’embaucher ou congédier de notre main une carte personnage.

Les bâtiments verts donnent des spécialistes collecteurs de ressource, les bleus des artisans aux effets variés et enfin les jaunes des point de victoire selon des conditions pour certains. Les édifices peuvent aussi être améliorés par un bâtisseur, on ne dépense alors que les matières premières requises et non plus l’or, cette rénovation les rend plus lucratifs en PV en fin de partie.

Le choix de nos constructions est important car on peut obtenir la réduction d’un or par bâtiment adjacent orthogonale déjà construit : bâtir en quartier est donc intéressant. De plus, ériger un bâtiment le long de la route où se trouve le meeple Jean de la Valette permet d’empocher 2 PV.

La fin de partie survient dès qu’un joueur place sa 8ième maison (ou qu’un joueur atteint 25 points ou que Jean de la Valette atteint le dernier tonneau) : chaque joueur mélange alors sa défausse et son deck pour former une dernière pile de cartes qui sera totalement jouée lors de la phase finale. Quand tous les joueurs ont épuisé leur paquet, le décompte final a lieu en intégrant les points des bâtiments construits.

Je jeu est simple et assez rapide mais manque un peu de profondeur à mon goût.

Hero Realms

On enchaine par un autre duel sur Hero Realms où je me fais littéralement exploser. Chris joue le magicien et j’incarne l’archer. Je combote mal avec de mauvais choix de cartes achetées : je me disperse trop au niveau des symboles rendant l’activation des seconds effets de mes cartes bien trop rares.

Trop vexé, je demande la revanche en inversant les persos… résultat : je réitère mes erreurs et reçois une deuxième fessée ! « Ouch », le week-end commence bien…

Pulsar 2849

La première soirée commence par la découverte d’une nouveauté Essen 2017 chez l’éditeur tchèque CGE : Pulsar 2849.

Il s’agit d’un jeu de pose d’ouvriers avec des dés dans un univers futuriste de conquête spatiale.

J’ai bien aimé la piste de choix des dés qui donne une compensation ou un malus sur 2 pistes différentes au choix selon la valeur du dé choisi par rapport au dé médian du lancer total : original et astucieux pour équilibrer le jeu.

 

Le jeu propose plusieurs façons de scorer en cours de partie plus un décompte final déclarant le vainqueur.

Pour ceux qui n’ont pas réussi à activer la tuile bonus permettant de remplir d’office un objectif commun difficile à réaliser (à savoir Anne-Claire et moi), on a trouvé cette tuile trop surpuissante par rapport à d’autres qui pédalent dans la semoule tours après tours pour assurer l’atteinte du même objectif…

Assembler les éléments de vaisseau est amusant et lucratif en offrant un dé formé bonus, se balader de planète en planète permet également d’obtenir des bonus. La construction des pulsars donne une stratégie à plus long terme que je n’ai pas essayé.

Même si la partie fut agréable avec du beau matériel, je n’ai pas été emballé plus que cela, sans grande envie d’y rejouer et sans vraiment pouvoir l’expliquer clairement.

Merci à Fred pour l’explication du jeu.

Burgle Bros

On termine la soirée par un jeu de carte coopératif intéressant : Burgle Bros

Les joueurs sont les membres d’une équipe qui tentent de sortir d’un immeuble sécurisé après un vol.

Le tout est de ne pas se faire attraper et de monter étage après étage pour arriver jusqu’à l’hélicoptère au sommet du bâtiment.

De mémoire, notre mission a échoué mais on s’est bien amusés pour progresser dans les étages en essayant d’échapper aux caméras de surveillance et autres joyeusetés. L’aspect coopératif est très présent.

 Noria

Noria a pas mal fait parler de lui à Essen 2017 en se hissant à la 9ième place du top 10 du classement Fairplay final.

Il faut dire que le plateau étrange et décoré de belles illustrations rendent le jeu très attractif, sans compter son système de roue individuel d’action qui titille la curiosité.

Le niveau d’attente était donc plutôt élevé à la découverte du jeu, certainement trop car malheureusement le ballon de baudruche a vite dégonflé !

En effet, dès l’explication, j’ai senti qu’il ne me plairait pas des masses et mes doutes se sont confirmés pendant la partie.

Je lui reproche surtout un manque de visibilité sur plusieurs tours au niveau de la roue d’action pourtant si prometteuse, j’ai navigué à vue car j’avais vraiment du mal à planifier mes tours, tout en essayant d’optimiser un tant soit peu la visite des îles pour récupérer des éléments à partir desquels on produit des objets que l’on livre dans un troisième temps.

J’ai aussi l’impression que les parties vont se ressembler avec une certaine linéarité répétée en privilégiant en début de partie l’action nuage permettant de visiter les îles, puis la phase de production, la livraison et enfin l’optimisation des différentes pistes, où l’on peut déprécier la valeur des pistes de ses adversaires, une bonne trouvaille du jeu.

Je suis donc déçu (deviendrai-je difficile ?) après cette partie découverte poussive ou je finis deuxième sur 3.

Le thème ne m’a pas non plus fait vibrer et le verdict final est selon mes goûts sans appel : aucune envie d’y revenir si ce n’est ressortir Tzolkin !

Ceci n’est que mon avis personnel et le jeu n’est pas dépourvu de qualités : il devrait plaire à des joueurs appréciant le thème et réussissant à dompter la roue.

Merci en tout cas à Fred et Élodie pour la découverte du jeu.

Azul

Azul est un jeu léger et rapide de pose de tuiles ou plus exactement de morceaux de carrelage aux différents motifs pour embellir les murs du Palais Royal portugais de Evora.

Chaque joueur possède la même mosaïque à réaliser et le principe du jeu réside dans le choix de certains lots de 4 carreaux à partir duquel seules les pièces identiques peuvent être pré-posées sur l’une de nos lignes de stockage de différentes tailles (1 à 5).

Les tuiles de couleur différente de celles du lot choisi rejoignent un nouveau marché commun au centre de la table : le premier à y prendre un lot de tuiles de même couleur récupère le pion premier joueur pour la manche suivante mais aussi vaudra un point négatif.

Le surplus de tuiles choisies tombent sur le plancher et sont placées en bas de son plateau individuel : elles donneront des points négatifs.

Une fois tous les lots sont épuisés, on passe à la phase de décoration : chacun déplace un carrelage sur la couleur de la ligne et seulement si la ligne pré-posée est complète : on marque alors des points selon le nombre de tuiles déjà posé orthogonalement. Les carreaux sur les lignes incomplètes restent pour la manche suivante.

La fin de partie est déclenchée dès qu’un joueur termine une ligne de sa mosaïque.

Un scoring de fin permet d’augmenter son pointage selon les lignes (+ 2 points par ligne), colonnes effectuées (+ 7 points par colonne) et si tous les carreaux d’un même type sont tous posés (+10 points par type).

On avait aucune chance en jouant contre les frères « portugais » Daniel et Victor, ce dernier a d’ailleurs gagné : la « logique » a été respectée ! 🙂

Le jeu est vraiment très plaisant, de durée très courte et très accessible même si le côté abstrait pourrait rebuter les joueurs aimant les thèmes forts, assurément la bonne surprise du week-end !

Il a fait aussi un tabac à Essen et est encensé un peu partout dans le monde ludique, à juste titre.

Gloomhaven

Sortir cet ovni ludique était de bon augure sauf pour Victor dont ce n’est visiblement pas le style de jeu de prédilection.

Il faut dire qu’il est tombé dans un « traquenard » : je lui avais « vendu » un Rajas of the Ganges mais on a finalement opté pour ce gros jeu coopératif mêlant jeu d’aventure style jeu de rôle et gestion de cartes.

Fabrice était en effet très motivé pour le découvrir et Olivier également en novice renforce l’équipe de choc.

J’incarne le « Mindthief » pour changer, étant habitué au « Scoundrel » (voleur lanceur de couteaux) que je cède à Fabrice, Victor joue le magicien et Olivier la brute.

La mise en place est longue et fastidieuse, les explications sont données en jouant et toute la petite troupe se prêt bien à l’aventure même Victor qui se montre tout de même sceptique.

 

La résolution des combats est vraiment sympa avec son propre deck, idem pour les monstres infligeant des dégâts ou pas…

La première salle est passée sans encombre majeur mais les ennuis commencent plus sérieusement avec la deuxième où j’invoque mes rats que l’on envoie au casse-pipe…

Il s’agit de la partie la plus fun jouée à ce jeu (une dizaine de parties au compteur) car on a accumulé les déboires sur le premier scénario pour finalement logiquement perdre sous le regard médusé mais non surpris de notre magicien Victor qui nous dit qu’il est impossible de gagner… mais si si si…

Ce jeu est vraiment excellent !

Altiplano

Bien fan d’Orléans, j’attendais beaucoup de ce nouvel opus basé également sur le principe de bag-building et je n’ai pas été déçu alors que plusieurs éléments n’ont pas joué en ma faveur sur cette première partie découverte.

Tout d’abord la faute à une explication hyper laborieuse de votre serviteur à une heure nocturne bien trop avancée suite à un dîner-raclette trop arrosé. De plus, une règle VF en feuilles volantes n’aura pas aidé, au préalablement seulement parcourues, elle fut lue aux joueurs dans le désordre (on ne m’y reprendra pas, je déteste expliquer un jeu sans maîtriser les règles)

La mise en place s’avère fastidieuse avec tous les jetons à mettre en place dans les bons lieux et cerise sur l’alpaga : le 5ième joueur n’ayant pas survécu à mes explications approximatives va se coucher à l’issue de la présentation des règles !!!. Ce désistement tardif a tout de même exigé de changer la mise en place…(Fred, on t’en veut pas… la vue de la figurine cartonnée et démesurée du grand alpaga faisant office de premier joueur a du finir par t’achever… ).

Le départ est asymétrique et les premiers tours sont prudents, assez fluides avec une seule action à son tour une fois les jetons déposés simultanément sur nos cases action. La grande particularité du jeu par rapport à Orléans (outre l’alpaga géant) réside dans notre personnage qui doit se trouver sur la tuile lieu adéquate du plateau central et commun pour activer l’emplacement correspondant de nos actions programmées sur notre domaine individuel. Pour se déplacer, on possède au départ une charrette permettant de rejoindre n’importe quel lieu (donne +/- 3) mais qui s’avère insuffisante pour tout faire. On peut dépenser une nourriture pour enchaîner une déplacement de +/- 1 lieu adjacent s’il a été anticipé durant la phase de programmation.

Du coup, acquérir de nouvelles charrettes est bien utile tout comme progresser sur la route pour piocher plus de jetons de son sac, à l’instar des effets du chevalier dans Orléans. Beaucoup d’actions restent donc en cours d’accomplissement à l’issue de son tour et elles seront activées dans les tours ultérieurs.

On a au début pas bien compris l’utilité de stocker des marchandises dans ses entrepôts si ce n’est pour épurer notre bag car les cartes commande sont bien plus lucratives (une seule carte commande en cours autorisée)  en produisant le même effet de purification car les jetons y sont définitivement bloqués. L’éclaircissement est venu en cours de partie après les plaintes répétées de Daniel pour qu’enfin Anne-Claire prenne la règle VO en main… les entrepôts rapportent des points selon les lignes effectuées et on compte bien en fin de partie la valeur des marchandises s’y trouvant.

A chaque tour, un nouveau bâtiment est proposé à l’achat, générer de l’argent au marché s’avère donc indispensable. Le jeu est tout de même assez long et plusieurs rush ont lieu vers la fin de partie sur les ressources restantes, exacerbant les rivalités. Le jeu permet plusieurs axes de stratégie et offre différentes façons de marquer des points, le décompte final en atteste avec des scores assez serrés. Anne-Claire a remporté la partie.

Bref, il faut un peu s’investir dans la mise en place fastidieuse, aimer brosser l’alpaga dans le sens du poil et la salade de points. De plus, le thème du jeu, les hauts plateaux d’altitude habités de la cordillère des Andes est plutôt rafraîchissant (l’alpage ne crache que s’il se sent en danger…), et pas si plaqué que cela. Ce long discours pour dire que le jeu en vaut la chandelle, sans faire doublon avec son aîné Orléans. Dernière info : comme Altiplano, l’alpaga est touffu, plus que le lama en tout cas mais aussi moins sociable… un signe ?

La fin de la nuit ne pouvait s’achever sans un dernier jeu d’ambiance et léger avec les derniers motivés encore en « forme » (c’est beaucoup dire) : Qui Paire Gagne est logiquement choisi ! En effet, ce jeu simple remporte toujours un franc succès en occasionnant moult fous rires : fun !

CLANK !

Le week-end se termine pour moi sur une partie de Clank! qui a bien tourné pendant 2 jours et que j’avais fraichement acquis en VF. J’avais découvert le jeu en VO il y a plusieurs mois avec Chris provoquant un méga coup de cœur immédiat !

Il s’agit d’un jeu de cartes de deck-building avec du déplacement dans un donjon qu’il faut explorer pour remonter au moins un artefact de ses profondeurs où dort le dragon.

 

Mais se mouvoir n’est pas sans risque car il faut au passage combattre des monstres et se déplacer de salle en salle génère du bruit qui réveille de temps à autre le dragon qui fait alors subir des dégâts aux aventuriers si leurs cubes sont piochés du sac.

Le tour de jeu est simple : on dépense nos bottes pour se déplacer, les épées servent au combat et les points de compétence pour acquérir des cartes de la « rivière ».

Le jeu est nerveux et rapide, sortir les cubes du sac après chaque de réveil du dragon est bien marrant, surtout vers la fin où certains aventuriers pourraient mourir dans les oubliettes du donjon et ainsi ne marquer aucun point ! Cette mésaventure est d’ailleurs arrivé à Elodie qui avait choisi de subir trop de dégâts pour combattre des monstres au travers de son passage !

D’autres jeux ont été pratiqués durant le week-end comme présentés dans cette galerie de photos : Agra, Trickerion, le proto d’Okko, Roll for the Galaxy, Dungeon Roll, Vengeance, Sagrada, Fate of the Elder Gods et d’autres non reportés comme Love Letter ou l’Auberge Sanglante.

Finalement, personne n’a reçu de gage durant le week-end !

Merci à AC et Virge pour l’organisation et à tous les participants qui ont permis de rendre cette rencontre ludique une fois de plus réussie !

La prochaine édition est attendue avec impatience !


À bientôt pour de nouvelles aventures ludiques !

Zuton

 

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